Festival Piano Days Niort

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Vera Molnár (1924-2023)

Dans le cadre du Festival Piano Days, l’association SONATIME souhaite créer un dialogue entre art contemporain et musique contemporaine à travers une exposition consacrée à l’artiste franco-hongroise Vera Molnár et un concert du pianiste et compositeur Melaine Dalibert.


Pionnière de l’art algorithmique, Vera Molnár a exploré dès les années 1960 les liens entre formes géométriques, structures logiques et hasard, ouvrant la voie à une approche conceptuelle de la création assistée par ordinateur. Son œuvre, à la fois rigoureuse et poétique, interroge la notion de répétition et de variation, des principes que l’on retrouve également au cœur de la musique contemporaine.


La démarche minimaliste et introspective de Melaine Dalibert, inspirée par les mathématiques et les structures récurrentes, entre en résonance avec l’univers visuel de Vera Molnár. Les deux artistes ont collaboré à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie, partageant une recherche commune autour du temps, du rythme et de la perception.


Par cette exposition et ce concert, SONATIME propose une expérience sensible où image et son se répondent, invitant le public à contempler la beauté des structures et la poésie des systèmes.

Cette exposition est co-organisée avec le Musée Bernard d’Agesci et la Galerie ONIRIS, Rennes.

Crédit photo : Galerie Oniris – Rennes

L’artiste franco-hongroise Vera Molnar est née en 1924 à Budapest (Hongrie)

Installée à Paris depuis 1947 où elle est décédée en 2023, à l’aube de ses 100 ans

Pionnière de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique, Vera Molnar se tourne vers l’abstraction géométrique, en travaillant sur la forme sur sa transformation et sur son déplacement dès les années cinquante. En véritable plasticienne, elle explore la ligne, le carré, le blanc, le noir, les gris, les bleus, les rouges et fait surgir l’imprévu et la liberté imaginaire grâce à une série de transformations de formes dignes de l’expérimentation scientifique.

« L’œuvre picturale est avant tout sensible, elle s’adresse à l’œil. C’est pour l’œil humain que je veux faire des images. L’art de la peinture commence sur la rétine, d’abord celle du peintre, ensuite celle du spectateur…. L’art doit être humain, c’est-à-dire conforme à la nature humaine ». Véra Molnar

Elle se présentait donc comme française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950.

Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. 

La représentation de la nature ne l’a jamais intéressée, et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c’est, dit-elle, que « la simplicité de ces formes l’émeut encore et toujours ». Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondrian, Malevitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier.

Le travail, qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire “machinique”, a en réalité pour but de faire surgir l’imprévu, la liberté, l’imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent « extravagantes », comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.

Le Musée Beaubourg lui a consacré une retrospective de son oeuvre en 2014.

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